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Qu’est ce qu’un réseau de santé ?

Les réseaux de santé sont des organismes regroupant plusieurs mutuelles (ex Allianz ou Gras Savoye sous le réseau SantéClair, ou Groupama dans le réseau Seveane) sous une même entité dans le but d’externaliser la gestion du tiers payant. Les frais d’optique et dentaire, étant les moins bien remboursés par la sécurité sociale, en sont les premiers concernés.

Ces réseaux proposent d’harmoniser les prix des prestations peu ou pas remboursés par la sécurité sociale.

Depuis juillet 2013 et la loi Leroux, les mutuelles peuvent elle même créer leurs réseaux de santé. Mais dans quel but ? Quel est le bénéfice pour le client ?

Les avantages des réseaux de santé

Ces réseaux ont plusieurs avantages :

  • Ils vous permettent de bénéficier de tarifs préférentiels (sur certaines gammes de produits) chez les professionnels de santé qui ont adhéré à ces réseaux.
  • Vous profitez de certains avantages comme l’entretien de vos lunettes pendant un temps donné. Ce n’est enfaite, pas forcément un avantage car en réalité, la grande majorité des opticiens proposent ce type de service gratuitement.
  • Et enfin, vous pouvez bénéficier du tiers-payant

La face caché

Ce que les consommateurs ne savent pas, c’est que pour arriver à obtenir des prix attractifs pour ses clients, les réseaux de santé utilisent des méthodes parfois très discutables.

Santéclair estime qu’un opticien qui intègre son réseau fermé va voir son chiffre d’affaires augmenter d’environ 80 000€ à raison de deux clients supplémentaires chaque jour. La perspective pour un opticien de voir son chiffre d’affaires et sa clientèle augmenter est très alléchante mais quel en est le prix à payer ? En effet il y a plusieurs effets pervers à la fois pour les clients et les praticiens.

Prenons l’exemple des opticiens. Tout d’abord, il va devoir répondre à un appel d’offre afin d’intégrer le réseau. Ce dernier note les prétendants avec un système de points et sélectionne ceux qui en ont le plus. Sur une zone géographique regroupant des grosses enseignes et des opticiens de quartier, les gros seront toujours gagnant du fait que la taille du magasin, le nombre de salarié et les équipements sont des critères importants dans le système de notation.

Pour intégrer ce réseau, l’opticien va devoir faire des concessions, tout d’abord il va devoir réduire ses prix pour les clients des mutuelles affiliées au réseau. La concurrence malsaine entre les complémentaires pour tirer les prix vers le bas a des impacts sur les praticiens, qui sont parfois obliger de vendre à perte. Pour contrer cet effet et garder les clients apportés par le réseau, certains sont alors obligés de réduire la qualité des produits proposés en se fournissant en dehors de l’union européenne afin de rentrer dans leurs frais. C’est le client et l’économie française qui sont, au final, perdants.

Certains réseaux vont même jusqu’à créer leurs propres montures et les imposer aux opticiens pour faire parti du réseau. C’est le cas du réseau de soins Carte Blanche qui depuis peu a créé sa propre gamme de monture. Il oblige les opticiens de son réseau fermé à exposer une trentaine de monture dans leurs boutiques ! Les réseaux veulent se transformer en opticien, aujourd’hui ce sont les montures, mais quelle sera la suite ? La création de leurs propres verres qu’ils imposeront aux opticiens ? Ce qu’il faut bien comprendre, ce que les perdants sont nombreux : Les opticiens qui se retrouve « prisonnier » de ce type de réseau et complétement dépendants mais aussi et surtout, les clients, à qui on va proposer des produits sans grande valeur ajoutée et qui de plus, vont financer leurs mutuelles sans qu’ils ne le sachent.

Concernant le tiers payant, c’est la encore un faux avantage car vos mutuelles proposent déjà pour la plupart le tiers payant. Pour les mutuelles le remboursement se fait en maximum 2 semaines ! En effet grâce au système SESAME VITALE, la sécurité sociale vous rembourse sa part en moins d’ 1 semaine et envoie par télétransmission l’information à votre mutuelle qui à son tour va enclencher son système de remboursement. L’argument du tiers payant tombe donc à l’eau.

D’ailleurs, concernant les remboursements, trouvez-vous normal que certaines mutuelles ne vous remboursent pas de la même façon que vous achetiez vos lunettes chez un opticien affilié à un réseau ou non ? Que penseriez vous si demain, la consultation chez votre médecin généraliste n’était plus remboursée à 100%, mais seulement à 60%, juste car celui-ci n’appartient pas à un réseau de santé ?

Tous ces éléments nous amènent donc à nous questionner sur l’utilité des réseaux de santé et sur leurs réels objectifs. Vont-ils dans le sens du client ? Chez ODC nous avons tendances à répondre à cette question par la négative car comme expliqué plus haut, ces réseaux de santé tentent d’imposer leurs pouvoirs et prennent en otage les praticiens mais aussi les clients qui se voient proposer des produits de mauvaise qualité soit parce que l’opticien veut rentrer dans ses frais, soit parce que ce sont des produits imposés par le réseau. Chez ODC nous refusons ce système, nous pensons que le clients doit être au centre du processus d’achat et non pas le produit. Nous souhaitons toujours répondre du mieux possible aux besoins de nos clients et cela serait impossible avec toutes les contraintes imposées par les réseaux de santé. Nos engagements sont clairs et vont dans ce sens

En espérant vous avoir éclairé sur le sujet, je vous dis à bientôt pour un nouvel article !

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